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Dans le cadre de la journée internationale du refus de la misère 
En partenariat avec le Groupe Solidarité Vigilance 
l’ACRF 
Vie féminine/Rochefort 
le CID Inter J
Acceuil Famenne
Les Iles de Paix

Enfonçons le clou !
Vous connaissez peut-être Monsieur et Madame x et y. Le dimanche soir, assis devant le petit écran, Monsieur  déguste une T8 et Madame son jus de fruit. Arrive le JT avec des images d’attentats et de famines. Monsieur et Madame regardent sans broncher. Après la pub vient le jardin extraordinaire et une  séquence montre comment un lion s’attaque violemment à une gazelle pour satisfaire sa faim. A ce moment, Madame Y s’exclame « pauvre bête » et Monsieur X ajoute « c’est la loi de la nature, c’est le plus fort qui gagne ».
Non, non et non à la misère des gens ! Il nous faut cultiver le sentiment d’indignation devant les situations de misère. L’indifférence tire l’humanité vers le bas, l’indignation est un premier pas vers le haut. Ceux qui vivent dans la misère n’ont pas choisi cette situation. On peut encore choisir certaine formes de pauvreté, en cassant par exemple la spirale de la consommation, et y trouver du bonheur mais on ne choisit pas la misère. Il faut le crier haut et fort ! Une pauvreté humiliante, la misère, côtoie une richesse provocante. Notre planète devient explosive. On veut nous faire croire que nous sommes entrés dans une troisième guerre mondiale : la guerre contre le terrorisme. La seule guerre qu’il nous faut mener d’urgence n’est-elle pas plutôt la guerre contre la misère ?
Car la misère n’est pas une fatalité, mais le résultat d’un dérèglement des échanges entre les personnes et les biens. Pour traverser la résignation, des associations, des citoyens aident à comprendre les mécanismes qui engendrent la misère loin de chez nous mais aussi à notre porte, ou dans notre propre maison. Comprendre ce qui se passe soulève déjà la chape de la fatalité. Le théâtre constitue une expression privilégiée pour aider à comprendre…mais aussi à agir, à enfoncer le clou pour que les choses changent. Impossible disent certains… impossible n’est pas digne de l’homme. Ce dernier est capable des pires choses et des plus belles réalisations.
Puisse le programme que voici nous stimuler à nous serrer les coudes pour  vivre « non à la misère » et « oui à la vie et à la solidarité ». Il n’y a pas de temps à perdre !
Jules Solot , pour le Groupe Solidarité Vigilance


Le contexte

Le 17 octobre 1987, en inaugurant à Paris une dalle commémorative des victimes de la misère, scellée sur le Parvis du Trocadéro, le Père Joseph Wresinski (Angers 12 février 1917 - Paris 14 février 1988) crée la Journée mondiale du refus de la misère, reconnue officiellement par les Nations Unies comme Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté en décembre 1992. Le texte gravé sur la dalle du Parvis des droits de l'homme affirme que : "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré". Chaque 17 octobre, des associations se réunissent et organisent des manifestations dans le monde entier pour rappeler que la pauvreté est une violation des droits de l’homme. Joseph Wrezinski a été le fondateur du Mouvement des Droits de l'homme ATD Quart Monde.

Dans ce contexte, une semaine entière au Centre Culturel

o Le vendredi 17 octobre / Théâtre
Une organisation de l’ACRF, en partenariat avec le Groupe Solidarité Vigilance
Dans le cadre du Festival International de Théâtre Action


L’ACRF (Action Chrétienne Rurale des Femmes), est un mouvement d’éducation permanente, qui favorise une qualité de vie et l’épanouissement des femmes ainsi que le développement global et intégré du milieu rural. Ce mouvement de femmes, sensible aux inégalités socio-économiques, inscrit cette soirée dans une action de sensibilisation à un monde plus juste et plus solidaire.

Né en 1986, le FITA met en valeur, d’édition en édition, les spectacles de compagnies théâtrales qui dans le monde travaillent avec des situations "d'ici et de maintenant" et, avec les gens qui en sont les victimes, rendant au théâtre une de ses fonctions : la contestation. Le FITA est international par sa programmation et européen par le public qu’il touche. Biennal et itinérant, le FITA se déplace de village en ville pour aller à la rencontre de publics qui ne se rendent pas habituellement au théâtre.

Deux spectacles suivis par un débat animé par Pierre Gillet
Deux spectacles, l’un proposé par les Aragnes, troupe de l’ACRF, « L’Effet Boomerang », spectacle sur la mondialisation, suivi par un spectacle franco-brésilien, « Fabrica n°7 »

L’Effet Boomerang

Création collective par les « Les Aragnes », groupe de théâtre action
Mise en scène de Emile Hesbois, Compagnie Buissonnière.
Collaboration avec Entraide et Fraternité Pierre Gillet.

De nombreux pays, suite à la mondialisation des échanges commerciaux se sont endettés… Cela provoque des effets négatifs tant au Nord qu’au Sud de la planète. Le spectacle ouvre une fenêtre sur la compréhension des conséquences de la mondialisation économique.

Fábrica n°7

Un spectacle de Fabrica Teatro (France – Amérique latine)
Avec Fernanda Justina et Ana Amélia
Mise en scène de Mayleh Sánchez
Avec le soutien du CGRI

Deux ouvrières travaillent dans une modeste conserverie de haricots dans un tout petit village du Brésil profond, un des derniers réduits artisanaux de cette époque avec la menace d’être avalée par les grandes et nouvelles industries. Au cours de la dernière journée de travail, Maria de Jésus et Maria Aparecida das Flores, les deux ouvrières, explorent ensemble les possibilités musicales et gestuelles des haricots déjà récoltés…
La dramaturgie de la pièce est inspirée du contexte socio-historique du Brésil pendant les périodes d’industrialisation massive et de migration ouvrière, sources d’inégalités économiques et sociales. Les personnages sont nourris d’un imaginaire rural et urbain d’un Brésil fracturé et fascinant.


o Le samedi 18 octobre / théâtre

Dialogue d’un chien avec son maître sur la nécessité de mordre ses amis

Une création du Théâtre National
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h40
De Jean-Marie Piemme
Avec Philippe Jeusette et Fabrice Schillaci
Mise en scène de Philippe Sireuil

C’est l’histoire de deux « paumés de la vie » : un homme vivant seul dans une caravane, portier dans un hôtel de luxe et se méfiant de tout et tout le monde. Arrive le deuxième personnage de la pièce, un chien errant, à la recherche éperdue d’un maître, d’un compagnon de solitude. Commence une difficile approche l’un de l’autre, faite de pas en arrière et de pas en avant, de chasse-gardées, de mises à l’épreuve de la confiance, de l’amitié, de la fidélité… pour arriver à ce que l’un et l’autre dévoilent leur solitude, leur tendresse, leur espoir dans la vie. Mise en scène, intermèdes musicaux, costumes, contexte évoquent le cirque et par là la mise en jeu de la vie. Le sujet est traité entre réalité et humour, dérision, tendresse, beaucoup de sourires, d’allusions à la société contemporaine, à ses valeurs, à ses laissés pour compte.


o Le dimanche 19 octobre à partir de 12 h / Repas, musique, artisanat …

L’inde autrement.
Journée de solidarité avec un projet indien


"Nous devons être le changement que nous souhaitons voir dans le monde". Mahatma Gandhi.

Une journée à la rencontre d'un continent, d'un pays, d'une population si lointains et si proches : l'Inde.

Découvrir ses richesses mais aussi et malheureusement ses faiblesses: la pauvreté et l'exclusion des femmes en Inde. C'est avec comme objectif l'amour universel que nous organisons un repas indien afin de financer un dortoir pour filles dans le sud de l'Inde. C'est un projet proposé en partenariat avec l'asbl "Enfants du Monde"(organisme qui œuvre pour l'enfance déshéritée du tiers monde) afin de permettre à toutes les jeunes indiennes venant de milieu défavorisé de vivre dans la dignité.
Cette journée sera rythmée par de la musique et de la danse indienne ainsi que la vente d'artisanat.
Une journée qui s'articulera autour de la solidarité.


o Du 14/10 au 20/10 / Exposition
La dignité au cœur du monde


Une expo pas comme les autres !
Proposée par l’asbl Iles de Paix.

Huit magnifiques sphères de bois, si lisses qu'on a d'abord envie de les caresser pour apprécier leur rondeur. A l'intérieur de chacune d'entre elles, pour peu que l'on s'en approche et que l'on colle son regard à un petit oeilleton, apparaît la mise en scène, en objets, en êtres, en textes d'une condition d'épanouissement de la dignité humaine : droit à la santé, à l'alimentation, à l'éducation, à l'a priori positif, à la liberté d'expression, aux racines, à l'enfance et, toujours, à la tendresse.


o lundi 20 octobre / Théâtre pour les écoles (primaires)

Dounia


Mention du Jury pour l'Approche Juste et Intelligente de l'Interculturalité aux Rencontres
Théâtre jeune Public à Huy 2007.

C'était au début du monde, c'est-à-dire quand le monde venait de commencer. A ce moment-là, il n'y avait pas encore d'hommes. Il n'y avait pas encore de femmes, pas de petits garçons, pas de petites filles. Il n'y avait même pas de bébés Zambeu, le créateur, n'avait créé que des animaux. Et les animaux vivaient tous en paix dans un grand et unique village appelé Nanga et Boko! Et puis un jour…

"Les Africains (…) sont imbattables dans l'art de conter. Dès qu'ils arrivent sur scène, Apollinaire Djouomou, Ansou Diedhiou et Brahima Coulibaly montrent de quel bois ils se chauffent. A priori, l'histoire de la création du monde peut sembler archiconnue. Mais à leur façon de se renvoyer la balle, au propre comme au figuré, ces trois comédiens bluffent l'assemblée. Entre humour, sincérité, humilité et générosité, ils partagent leur vision de la création quand les animaux, seuls au monde, vivaient encore en paix. Arrivent alors les hommes avec leurs aspirations et langues différentes, au nom, sans doute, d'un grand chaos universel. Contée, chantée et dansée à coups de djembé ou de n'goni, Dounia enchante et ensorcelle…" Laurence Bertels, La Libre Belgique, 22/08/2007.


o Mardi 14 octobre 2008 / Théâtre pour les écoles (secondaires)

Chogan


Par le Zététique théâtre
Ecriture et mise en scène : Luc Dumont
Interprétation : Valérie Joyeux et Julien Collard

Guera est en fuite, sous le coup de la panique. Sans les bons papiers pour rester, Guera risque à tout moment d’être expulsée. Bastian est sur ses traces. Le parcours de Guera, c’est un peu son histoire. L’enfant sait ce qu’on ressent à être différent. Et lui aussi, cherche une place auprès des siens.
Chogan est l’histoire d’une rencontre. Et aussi d’une envie : s’intégrer, être accueilli – en intégral – par un pays, une famille, une communauté


Et aussi

o Toute la semaine
Opération « Enfoncer le clou » ouverte à tous les citoyens, enfants, écoles … Un panneau min. 4m x2 m placé devant le centre culturel sous une tonnelle proposant « d’enfoncer le clou » pour marquer symboliquement son indignation face à la misère dans le monde
Une info préalable sera mise en place auprès des professeurs de religion, morale, des professeurs des classes concernées par les spectacles proposés
Un accueil / animation ou info à l’attention des élèves par le CID InterJ (à confirmer) Voir aussi du côté de Iles de Paix

o Le samedi après midi
Stands d’infos ACRF, LST
Voir Accueil Famenne, Gamedella
Voir Ateliers 4D et ARCF pour ateliers recycle tes fripes et recycl’art

o Les soirées, avant les spectacles
Présentation du contexte par P. Gillet le vendredi, par Jules Solot le samedi

o Les soirées, après les spectacles
Propositions d’écriture « coup de gueule » personnels sur les tables de la salle polyvalente. Voir comment les utiliser : les encoder, les afficher autour du panneau « Enfoncer le clou »…


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